Merci Madame la Députée d’avoir permis à ma mère de contribuer à l’effort de redressement national !
 
Une coupe à la main, un amuse-gueule dans l’autre, ce fut une chance pour moi d’échanger de vive voix avec Madame Stéphanie Kerbarh lors de la cérémonie des vœux du Maire de Fécamp. Loin de vouloir gâcher ce moment de convivialité et d’échange qui sied à cette manifestation, tuteur de mes deux parents, j’adressais à notre Députée, au nom de ma mère mes remerciements pour la possibilité qui lui ait donné de participer au redressement de notre Pays.
 
Certes sa contribution est fort modeste mais tout de même… Quand on perçoit 191,42 € par an pour toute retraite complémentaire, un prélèvement supplémentaire de 3,55 € de CSG peut paraître un effort très modeste. Il ne lui restera donc que 187,87 € par an pour compléter ses 193,86 € de pension mensuelle versée par le régime général. Mais ma mère sait être généreuse quand nos parlementaires aux indemnités plus que confortables l’y obligent… « Savoir » n’est peut-être pas le terme adapté dans son cas quand on est diagnostiqué Alzheimer. Généreuse, elle l’est encore puisqu’on lui retire aussi 5 € sur les 330 € d’APL dont elle bénéficiait pour couvrir les 2 462,82 € de la facture mensuelle de l’Ehpad !
 
Surprise et embarrassée, notre Députée bredouilla quelques explications. Une erreur des caisses complémentaires probablement…
 
 
Non Madame, c’est bien la loi financement de la Sécu que vous avez votée qui fixe le seuil d’exonération à 22 095 € de revenus pour un foyer fiscal de deux parts. La « bonne » retraite mensuelle de mon père qui est maintenant de 2 247,93€ après qu’on lui ait retiré aussi 21,95 € de CGG supplémentaire, classe donc mes parents parmi les riches. Personne ne s’intéresse aux 3 000 € de déficit mensuel de leur budget car deux logements en Ehpad ça coûte !
Non Madame, ne faite pas l’étonnée !
 
Vous avez aussi voté la suppression de l’ISF permettant ainsi de faire porter l’effort de redressement national sur les classes les moins favorisées dont les retraités en privilégiant les accapareurs de richesses.