Les brèves de l’Insoumis de la 9e
 
Déni de démocratie !
 
Mercredi 20 juin, Jupiter a confirmé les six projets de parcs éoliens offshore dont celui de Fécamp. L’État et les industriels ont trouvé un accord après négociations sur le prix de rachat de l’électricité. On peut s’étonner que l’Elysée ait choisi de crier victoire alors même qu’un amendement au projet de loi « pour une relation de confiance avec le public » qui permet au gouvernement de mettre un terme aux projets éoliens qu’il juge trop cher, doit être présenté très prochainement à l’Assemblée. Une fois de plus, le travail des parlementaires est méprisé.
 
A propos de l’éolien, la député ne manque pas d’air !
 
Toujours à l’occasion de cette confirmation des projets éoliens en mer, Stéphanie Kerbach, Députée de la 9e, communique sur sa page Facebook et dans la presse : « Je me réjouis de cette annonce. Le gouvernement a entendu ma demande sur le respect du calendrier des travaux et mes propositions visant à baisser le prix de l’électricité, comme par exemple la prise en charge par le gestionnaire du réseau public du raccordement électrique. » La députée serait force de proposition et aurait l’oreille du gouvernement… Nous avons beau tendre l’oreille en suivant les débats parlementaires, nous n’avons guère entendu sa voix et nous l’avons que très rarement aperçue sur les bancs au cours de cette première année de mandature !
 
Le compte n’y est pas !
 
Éolien offshore encore… Le gouvernement a donc renégocié les tarifs de rachat de l’électricité qui sera produite par les six parcs éoliens en Manche et en Atlantique. L’État avait accepté de racheter l’électricité de ces futurs parcs à un tarif situé autour de 200 euros le mégawattheure. Il y a quelques semaines, le ministère de la Transition écologique déclarait : « Compte tenu des coûts observés dans les autres pays d’Europe, nous attendons des baisses de tarif très significatives », précisant que les prix de rachat d’électricité des projets éoliens en mer se situaient ces dernières années autour de 80 euros le mégawattheure.
 
Si l’on en croit les déclarations de Jupiter, la subvention publique diminuerait de 40 % et le prix de sortie de l’électricité aurait été renégocié à la baisse de 30 % ce qui permettrait à l’État d’économiser 15 milliards d’euros. L’État économiserait… mais pas le consommateur !
 
Une baisse de 30 % sur les 200 € du MWh, ça porte le prix négocié à 140 € le MWh. On est encore loin des 80 €attendus ! Et qui va payer ? Pasl’État mais bien le consommateur, l’abonné via la taxe «CSPE» (Contribution au service public de l’énergie) qui figure sur sa facture d’électricité !