Non un migrant ne touche pas davantage qu’un retraité !
 
Encore entendu ce samedi sur le marché de Fécamp : les émigrés touchent plus que certains retraités ! Le discours xénophobe du RN fait des ravages dans quelques esprits sensibles aux discours ambiants…
 
Il est donc important d’argumenter et d’informer. De quoi parle-t-on ?
 
Le minimum vieillesse que l’on appelle maintenant allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), permet de compenser un revenu pour atteindre un montant de 868,20 euros par mois pour une personne seule.
 
Un étranger, s’il a résidé en France depuis plus de 10 ans, de manière légale, peut théoriquement percevoir l’Aspa mais en aucun cas elle ne peut être supérieure à ce que toucherait un Français dans le même cas.
 
Un migrant qui entre sur le territoire peut toucher une allocation lorsqu’il devient demandeur d’asile, c’est-à-dire entre le moment où il a déposé son dossier et celui où la décision tombe, soit pour lui accorder l’asile, soit pour le débouter définitivement. Le montant de « l’allocation pour demandeur d’asile » (Ada), versé dans le mois qui suit le dépôt du dossier en préfecture, est de 6,80 euros par jour pour une personne, soit 204 euros par mois (210,80 pour 31 j). Auxquels peuvent s’ajouter un pécule fixé à 7,40 euros par jour pour un adulte, si la personne n’est pas hébergée par l’Etat ou par des tiers, soit 222 euros par mois (229,40 € pour 31 j). Le cumul 426 € (440,20 € pour 31 j) reste donc inférieur au RSA (550 €/mois).
 
En conclusion, l’allocation versée à un demandeur d’asile, au maximum 440,20 euros, ne peut donc pas atteindre le « minimum vieillesse » (868,20 €). CQFD ! 
 


Le #32 des « Livrets de la France insoumise » aborde le thème des migrations et des réfugiés.

⇒ Respecter les migrants, régler les causes des migrations.