C’est sous ce titre que le Courrier Cauchois du 20 septembre 2019 présente trois points de vue. Mais étrangement, pas de débat contradictoire car les trois sont du même avis : il n’y a pas besoin de réglementer les distances minimales à respecter entre les zones d’épandage et les zones d’habitation.
Florilèges…
 
Un maire et agriculteur : « Cette consultation m’énerve ». Argument de poids : il rappelle que les agriculteurs sont là « pour nourrir les Français. Si on n’est plus là, ils mangerons des croquettes ou du soja OGM ».
Le président de l’association départementale des maires de Seine-Maritime : « Je ne peux empêcher les agriculteurs de travailler. Les champs étaient là avant les maisons ».
 
Le président de la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles de Normandie et membre du bureau de la FNSEA : « C’est de la démagogie pure et simple menée par des maires qui se revendiquent écolos ». Pour lui, deux lobbies s’opposent sur cette question : « le lobby de la peur » représenté par les écolos et « le lobby de la raison » qu’il représente. Et il ajoute : « Ce n’est pas parce qu’on sent l’odeur de ces produits qu’ils s’attaquent à nos organismes. Quand on fait le plein d’essence, on sent l’odeur sans pour autant en avoir sur les mains ».
Avec de tels arguments, le débat n’est pas près de s’élever…
 


Pour La France Insoumise, il convient de respecter le principe de précaution et d’instaurer une zone tampon de 200 mètres sans pesticides les plus dangereux (Cancérogènes, Mutagènes ou Reprotoxiques [CMR] ou Perturbateurs Endocriniens [PE]) comme l’avaient proposé nos Députés insoumis dans la proposition de loi sur l’instauration d’une zone tampon et dans les amendements de la loi Egalim.
 
⇒Faisons entendre notre voix ! Consultation publique pesticides.
 
SDHI, les poisons qu’il faut interdire !