Monsieur, madame,
 
J’ai lu avec intérêt votre article relatant le premier tour des dernières élections municipales, ainsi que les extraits d’articles du « Rouge gorge », publication du Parti communiste de Fécamp.
 
Je suis étonné et en colère.
 
Vous le savez, je ne suis pas adhérent de la France insoumise. J’ai même, en privé ou publiquement, fait connaître des désaccords sur des positions ou des actions de cette organisation.
 
J’ai toutefois décidé d’être candidat aux élections municipales sur une liste à laquelle LFI apportait son soutien logistique. A cette occasion, j’ai participé à quelques réunions et je n’ai pu que constater l’engagement fort de nombreux candidats, non membres de LFI.
 
Chacun peut avoir l’avis qu’il souhaite sur une démarche qui se voulait citoyenne et refusait une campagne qui soit une addition de logos.
 
– Je suis donc étonné que, depuis, le « Rouge gorge », publiquement, n’ait eu de cesse de réduire cette liste et cette campagne à une action de La France insoumise. Comme si les candidats non LFI ne comptaient pas. A moins que les communistes ne nous considèrent que comme des « mineurs », sans aucune capacité de réflexion et d’analyse. Dans votre réponse, vous apportez quelques éclaircissements, certes sur un ton polémique ; mais pas plus que le ton des articles du « Rouge gorge ».
 
– Et je suis en colère quand je sais que ces débats politiques devraient, pour certains, avoir des suites judiciaires.
 
Soucieux du droit et tout aussi soucieux de débats exigeants, faisant appel à la raison, je sais que les échanges peuvent être vifs parfois. Mais je suis assez circonspect sur un mélange des genres. La judiciarisation systématique de l’action politique signerait la fin des débats raisonnés, des « disputes », des controverses et, surtout, de la responsabilité politique.
 
Christian Gauthier
 
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