Après avoir été repoussé d’un an, le renouvellement de la délégation de service public du transport urbain a été le principal sujet du conseil communautaire du 12 novembre 2020. Les comptes rendus trop succincts des conseils communautaires précédents ne nous apprennent rien sur les raisons de la prolongation d’une année du contrat.
 
Renouveler une délégation de service public, cela semble couler de source pour nos élus. Mais n’y a-t-il pas parmi les 61 conseillers communautaires, un seul élu pour faire la promotion de la régie directe ? C’est la collectivité locale qui gère directement ce service par le recours à une régie.
 
Certes, il n’existe aucune obligation juridique imposant aux collectivités locales de comparer les différents modes de gestion alternatifs des services publics, mais les Insoumis fécampois dénoncent qu’une telle étude de comparaison n’ait été lancée.
Faute de communication de la part de nos élus municipaux et communautaires, c’est par la presse locale que l’on obtient de quelques bribes d’informations sur les débats : des « objectifs de développement durable seront pris en compte », un « objectif social d’insertion », « une bonne desserte des zones d’habitat » tout en permettant « une bonne accessibilité aux différents pôles générateurs de trafic de la communauté d’agglomération ». De belles formules qui sonnent creux et que chacun, élus et administrés, peut interpréter à sa guise. A noter, l’incontournable et très actuel « développement durable », le greenwashing, l’éco-blanchiment de toutes les collectivités !
 
Depuis 2015, date de la création de l’Agglo avec la prise de la compétence transport, et sous le mauvais prétexte de préserver les commerçants du centre ville fécampois, Madame la Présidente de l’Agglo et maire de Fécamp s’oppose à ce que les bus sortent de la ville.
Quel mépris pour les habitants du territoire !
 
Mauvais prétexte, les Fécampois n’ont pas attendu qu’un bus desserve la zone d’activités pour se rendre au temple de la consommation.
Mauvais prétexte, ne peut-on pas imaginer que des habitants de Valmont, Saint-Pierre-en-Port ou des Loges puissent profiter d’un réseau de bus pour faire leurs courses à Fécamp ?
 
Que penser de l’absence de réaction des maires des communes non desservies (mis à part le maire de Saint-Léonard) ? Que penser de l’absence de réaction des chefs d’entreprises de la zone d’activités qui cotisent à la redevance transport sans que leurs employés puissent bénéficier du moindre service de transport en commun ?
 
Faire croire que le futur service de transport dont on ignore tout, s’inscrira dans le cadre d’un développement durable, c’est se moquer du monde. Un véritable geste écologique serait d’inciter à la réduction de l’utilisation des véhicules individuels par la mise à disposition d’un vrai service public des transports sur l’ensemble du territoire de l’Agglo.