#eaubiencommun   Quelques chiffres.

  • La pénurie d’eau affecte plus de 40% de la population mondiale au moins une fois par an et devrait augmenter.
    1,4 million de français.es en Métropole n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable gérés en toute sécurité. (JMP OMS/UNICEF 2019)
  • Plus de 870 000 personnes en métropole n’ont qu’un accès limité à des installations sanitaires (en grande majorité en zones urbaines). (JMP OMS/UNICEF 2019)
  • 20% de l’eau produite est perdue dans les fuites en France hexagonale et jusqu’à 60% en Outre-mer. C’est l’équivalent de la consommation annuelle de 18,5 millions d’habitant·es.
  • L’eau en bouteille coûte 100 à 300 fois plus chère que l’eau du robinet. En régie publique et à conditions égales, la facture d’eau est au moins 10% à 40% moins chère que si l’eau est gérée par un groupe privé. En Guyane : 35
    000 personnes n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable gérés en toute sécurité et 26 000 personnes n’ont accès qu’à des installations sanitaires non améliorées. Plus de 16 000 personnes recueillent leur eau de boisson directement à partir des sources d’eau de surface et environ 4700 personnes pratiquent encore la défécation à l’air libre. (JMP OMS/ UNICEF 2019)
  • À Mayotte : 41 000 personnes n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable gérés en toute sécurité et plus de 7000 personnes recueillent leur eau de boisson directement à partir des sources
    d’eau de surface. (JMP OMS/UNICEF 2019)
  • Le débit moyen des cours d’eau français devrait diminuer de 10 à 40 % à horizon 2050–2070
  • Le niveau des nappes phréatiques pourrait baisser de 10 à 25 %, voire jusqu’à ‑50 %.
  • 2 millions de personnes ont des factures d’eau et d’assainissement qui représentent plus de 3% des revenus, considéré comme le seuil d’acceptabilité.
  • Plus de 300 000 habitants ne sont pas desservis en eau potable En France métropolitaine, chaque jour, les toilettes consomment environ 2 milliards de litres d’eau potable.

#eaubiencommun   Le droit à l’eau.

  • 3 jours sans eau et nous sommes morts. Pourtant, dans le monde, 2.2 milliards de personnes vivent sans accès à une eau saine et 144 millions boivent une eau non traitée. En France hexagonale, 1.4 million de personnes
    n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable gérés en toute sécurité. Plus de 16 000 Guyanais, plus de 7000 Réunionnais recueillent leur eau de boisson directement à partir des sources d’eau de
    surface (rivière, lacs…). Plus de 300 000 personnes en France n’ont pas accès à l’eau courante. L’eau est indispensable à la vie, à l’hygiène, au développement des sociétés, à toutes les autres activités sociales.
  • Le droit à l’eau et à l’assainissement a été reconnu comme un droit humain fondamental par les Nations Unies en 2010. Mais l’Union européenne et la France n’ont pas pris les conséquences qui s’imposent. Affirmer un droit signifie des devoirs concrets pour l’Etat et les collectivités : garantir l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous, sans condition de nationalité, de ressources, sans distinction territoriale. Cela signifie l’universalité concrète : gratuité des premiers mètres cubes nécessaires à la vie digne et des
    compteurs d’eau, installation de fontaines d’eau gratuites, de toilettes et de douches publiques gratuites, avec le nécessaire d’hygiène, eau gratuite et accessible dans les administrations et les restaurants, raccordement des
    bidonvilles et camps de réfugiés.
  • Affirmer le droit à l’eau et à l’assainissement est indissociable d’une réflexion sur le mode de gestion : celle-ci ne peut être entre les griffes des multinationales de l’eau qui se font la guerre au détriment des usagers. La
    gestion publique est indispensable et doit laisser une grande part à la participation des usagers. Les communes et intercommunalités doivent reprendre partout la gestion de l’eau en main.
  • Si le droit à l’eau et à l’assainissement était inscrit dans la Constitution française, alors l’Etat et les collectivités seraient sommés, si nécessaire par les tribunaux, d’agir concrètement, par les mesures pratiques citées, pour faire respecter ce droit.
  • La question de l’eau n’est pas un problème abstrait. La question de l’eau n’est pas uniquement un problème dans les pays du Sud. Le droit à l’eau et à l’assainissement est un enjeu majeur de la France du 21è siècle.

En France, la consommation journalière d’eau pour un foyer français de 2,5 personnes en moyenne est de 329 litres d’eau par jour soit, soit une utilisation annuelle de 120 mètres cubes, et de 69 litres par jour par enfant, selon l’INSEE. On estime que la consommation journalière moyenne d’un Français est d’environ 150 litres par jour.
 
En situation d’urgence, l’OMS estime qu’il faut 2.5 à 3 litres par jour et par personne Besoins pour assurer la survie c’est-à-dire pour boire et manger, 2 à 6 litres par jour et par personne pour les pratiques d’hygiène de base et 3 à 6 litres par jour pour faire la cuisine, soit en tout 7,5 à 15 litres par jour.
 
Pour assurer une vie digne, il est communément admis qu’il est indispensable de disposer de 40 litres d’eau par jour et par personne, soit 14.6 mètres cubes par an. Dans une étude rendue en 2016 pour l’académie de l’eau, Henri Smets estime à 75 litres par personne et par jour la consommation minimale possible pour satisfaire les besoins « élémentaires » du ménage
 
Source Eau votation citoyenne