Faire un pôle public du médicament qui devra :
 – Assurer une relocalisation de la production de médicaments et des vaccins nécessaires à la souveraineté sanitaire
– Garantir l’approvisionnement d’une réserve stratégique
– Assurer le contrôle des prix sur l’ensemble des produits de santé et communiquer leurs coûts réels
– Permettre la transparence sur le financement de la recherche et du développement
– Mettre en place une conditionnalité des aides perçues par les entreprises privées pour la recherche de vaccins et médicaments
– Produire et diffuser massivement les vaccins et traitements passés sous licence d’office

 
Aujourd’hui, ce projet n’a rien perdu de son actualité, ni de son importance, en termes d’affirmation de l’indépendance nationale, de relance de la recherche, d’innovation technologique et d’activité économique, donc d’emploi. Pas moins qu’il n’en a perdu en termes de protection de la santé et de défense de l’intérêt général…
Les deux ans d’épidémies que nous venons de subir nous en auront donné confirmation, la peur n’est pas un mode de gouvernance, pas plus que de trouver impensable de s’en prendre à l’économie, conseil de défense à l’appui…ou pas.
 
Un pôle public du médicament, on le voit dans ses attributions, marque la rupture avec des approches néolibérales mondialistes ou ultralibérales nationalistes qui voudraient brader notre santé publique au privé, chacune à leur manière (« Premières propositions post Covid-19 dans le domaine de la santé » Adelphe de Taxis du Poüet, Pierre Menet, Caisse des dépôts, 26 mars 2020).
 
Gouverner c’est prévenir (les délocalisations, les ruptures de stock, …), c’est protéger (la recherche, l’innovation, les gens, …), c’est prévoir… Et planifier c’est (le) pouvoir !
Pouvoir transformer (inverser) l’ordre politique et construire un monde d’après en vrai…sans le néolibéralisme comme carburant !
 
Sandra Lucbert  Le néolibéralisme est pour les dominants comme un rêve merveilleux
 
Luc G.