Tellement inquiets du climat politique en France et dans le monde, nous souhaitons partager notre regard sur l’actualité.
 
A un peu plus de trois mois de l’élection présidentielle, la campagne est lancée. Le Mercredi 8 décembre a été digne d’un épisode comique de la série « Baron noir ». Interviewée le matin, Hidalgo balayait d’un revers de la main toute idée d’union de la gauche. Puis elle a pris le train pour un déplacement militant à la Rochelle. Finalement, à Poitiers, elle a rebroussé chemin et elle a décroché une invitation en urgence au 20h de TF1 parce qu’elle avait une annonce importante à faire. TF1 lui a accordé une interview de moins de 4 minutes où elle a proposé l’organisation d’une primaire de la gauche. Autrement dit, elle disait le contraire de ce qu’elle avait dit en début de journée. Elle avait aussi fermement refusé, il y a quelques jours, de participer à la « primaire populaire » au nom du fait que ce serait hypocrite car jamais elle ne pourrait voter pour Mélenchon !
 
Dans le même temps, Montebourg s’agitait sur twitter disant que lui aussi avait des choses importantes à nous dire. Celui qui théorisait le dépassement du clivage gauche/droite pour « sauver la France » découvrait soudainement que la gauche devait s’unir ! Il a salué l’initiative d’Hidalgo et nous a expliqué sa recette magique pour « fabriquer du commun » et faire émerger un « candidat commun ». Il fallait que les « cinq candidats de gauche » (Roussel, Mélenchon, Jadot, Hidalgo et lui) mettent sur la table 5 projets, et du coup les 5 projets constitueraient le socle commun ! Puis, de façon ridicule, il s’est mis en scène appelant Hidalgo, Mélenchon, Jadot et Roussel… et tombant sur leur répondeur. Hollande s’est fait un plaisir d’indiquer que cette primaire serait un non sens. Jadot, Roussel, et Mélenchon ont aussi enterré immédiatement les propositions de Hidalgo et Montebourg. Quant à Royal, elle a flingué Hidalgo en disant qu’elle devrait se désister pour Jadot ou Mélenchon… tout en indiquant qu’elle-même était « disponible » si on venait la chercher !
 
Que traduisent ces propositions soudaines de Hidalgo et Montebourg ? Le fait que leur campagne est en perdition bien sûr. Mais plus profondément, ils ont bien compris qu’après le meeting de la Défense, Mélenchon allait probablement progresser et s’imposer comme le « vote utile » face à Macron et l’extrême-droite. D’ores et déjà, c’est ce qui est en train de se passer : cette semaine, Mélenchon progresse dans les sondages, et devance désormais Jadot pour tous les instituts. Chez Harris, il dépasse désormais la barre des 10 % (11%) et pour Cluster, Mélenchon est désormais à 13 %, très loin devant Jadot (5%) ou Hidalgo (3 %)*. C’est cela qui les fait paniquer : si Mélenchon creuse, encourage davantage l’écart, leurs candidatures risquent de s’effondrer complètement car le match semblera plié. D’où leur agitation pour trouver une parade. La proposition d’une primaire vise à faire apparaître Mélenchon comme un diviseur. Il est peu probable que cela fonctionne, d’autant plus que Jadot s’accroche légitimement à sa candidature, mais quand même, à la force, on peut finir par le croire….
 
Mais « cette gauche » n’a pas dit son dernier mot. Taubira (sans programme) semble être leur ultime carte pour tenter d’éviter la prédominance de Mélenchon à gauche. Taubira trépigne, elle passe des coups de fils, mais elle ne veut se lancer que si les conditions sont réunies, à savoir que Hidalgo et Jadot soient prêts à se retirer pour lui dérouler le tapis rouge. Les pressions vont donc vraisemblablement s’accentuer sur Jadot si l’écart avec Mélenchon se creuse de plus en plus (ce qui est en train de se produire). Une éventuelle candidature « unitaire » Taubira pourrait peut-être faire illusion et enrayer la progression de Mélenchon vers le second tour. C’est bien l’objectif de « cette gauche » où il ne restera bientôt plus que la partie plus proche de Macron que de Mélenchon. Cette « gauche » qui ne voit de salut face à l’extrême-droite et Macron que dans une unité de facade, alors que Mélenchon s’est montré être l’un des seuls à ne pas faiblir devant les assauts divers des fascistes (oui, il faut appeler un chat, un chat).
 
L’union populaire est sur orbite et doit bien sûr refuser toutes ces magouilles. Mais elle doit aussi désormais s’ouvrir plus largement à toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec les contre-réformes de Macron et empêcher la victoire de l’extrême-droite. Le ralliement au programme de l’Avenir en commun ne doit pas être une condition d’acceptation de 100 % de son programme. Mais, devant la montée des idées fascistes, devant le défi majeur du dérèglement climatique, de la paupérisation d’une partie de plus en plus importante de population, du déficit démocratique, ne soyons pas dupe, le danger est là ! Et le changement de politique ne peut plus s’accommoder de mesures d’accompagnement ou d’amortisseur du système économique en place, dévastateur des libertés publiques, de la nature et des êtres humains. Cette maltraitance ne donnera rien de bon à l’avenir. Il sera impossible de trouver du bonheur dans un monde de malheur. Tous ensemble ou chacun pour soi, quel est notre choix. Réfléchissons-y pour agir vite.
 
L’Union Populaire, qui s’élargit de plus en plus en dehors des états majors politiques, ne peut être réduite à une représentation factice et à une compétition entre candidats que l’on va scruter au peigne fin selon son caractère ou son apparence mais… à des contenus politiques.
 
Nous vous invitons amicalement, chaleureusement à vous faire une opinion la plus éclairée possible en regardant notamment cette conférence qui nous permet de prendre un peu de hauteur d’esprit face aux enjeux et aux menaces actuelles et futures.
 
⇒     Pour une France indépendante !
 
Cette vision de l’avenir en commun que représente Jean Luc Mélenchon changera ou ne changera pas votre regard sur l’avenir. Vous ferez votre choix en toute conscience pour votre conception de la liberté, de l’égalité et la fraternité, de la république française et de son influence dans le monde. Vous désignerez alors le candidat qui peut, le mieux, la représenter aujourd’hui. Soyez exigeant et prenez connaissance des programmes !
 
*Rappelons que les sondages actuels sont effectués sur un peu plus de 50 % de l’électorat et le scrutin du 1er tour 2017 se rapprochait des 80 % de suffrages exprimés.
 
Nous vous embrassons.
 
Amitiés à toutes à tous. Bonne fêtes de fin d’année.
 
Pascal et Annie.