Le premier tour de l élection présidentielle a mis en évidence l’existence de 3 pôles :
– le pôle libéral, avec E. Macron, 9,8 millions de voix, soit 27,84%
– le pôle d’extrême droite, avec M. Le Pen, 8,1 millions de voix soit 23,15 %
– le bloc populaire, avec JL. Mélenchon, 7,7 millions voix soit 21,95 % .Il n’a manqué
que 420000 voix à Jean-Luc Mélenchon pour être présent au second tour.
 
L’abstention, fléau de la démocratie
 
On pourrait rajouter un quatrième pôle, le pôle abstentionniste : 12,8 millions personnes soit 26,3 % des inscrits. Parmi ces personnes, on compte des mal-inscrits, environ 6 millions, qui de ce fait n’ont pas pu voter, 200000 radiés, dont certains en ont fait la découverte le jour du vote, et 6,6 millions de personnes qui ont fait de l’ abstention un choix politique de rejet.
L’abstention est en tête dans 1 commune sur 5 et les plus abstentionnistes sont les chômeurs (35%).
 
Mélenchon dans l’hexagone et en outre-mer
 
Marine Le Pen obtient ses meilleurs scores dans les zones rurales et périurbaines populaires, en particulier dans les communes de moins de 3500 habitants,.
 
Emmanuel Macron obtient ses meilleurs scores dans les banlieues et les zones rurales ou périurbaines plutôt aisées, en particulier dans les communes de 3500 à 30000 habitants.
 
Ces données restent cependant à relativiser, puisque le Sud Ouest et l’Ouest pourtant riches en zones rurales et périurbaines, sont acquises à Jean-Luc Mélenchon.
Cependant, celui-ci obtient ses meilleurs scores dans les banlieues populaires (plus 11 % par rapport à 2017), comme en Seine Saint Denis par exemple, 60,4 %. C’est la même chose dans les villes de plus de 30000 habitants, Amiens, Tourcoing, Evreux, Marseille Toulouse, Grenoble, Rennes, Nantes, Lille, Roubaix, Clermont-Ferrand, … et bien sûr Le Havre et Rouen. En outremer, excellent score également : Martinique et Guadeloupe plus de 50 %, Saint Pierre et Miquelon, Mayotte et la Réunion plus de 40 %.
 
Les pauvres, les diplômés, les jeunes et Mélenchon
 
28 % des personnes gagnant moins de 1250 euros par mois. Idem pour 25 % de ceux ayant des revenus mensuels compris entre1250 et 2500 euros. Cet électorat a choisi Mélenchon pour les mesures concernant l’urgence sociale : SMIC à 1400 euros,
blocage des prix de l’énergie et des denrées de première nécessité…
 
65 % des 18-34 ans votent Mélenchon (+4 % depuis 2017)
Les 35-64 ans votent prioritairement Le Pen (29%)
Les plus de 65 ans votent à 41 % pour Macron.
Ceux qui ont bénéficié de la retraite à 60 ans la veulent donc à 65 ans pour les générations suivantes ?
 
26 % des diplômés à au moins Bac+3 ont voté Mélenchon. Ils ont été conquis par la rigueur avec laquelle ont été conçus le programme, les plans, les livrets, le chiffrage…
 
Le vote Mélenchon, un vote de conviction
 
A peine 66 % des électeurs de Macron l’ont choisi pour son programme.
En revanche, 80 % des électeurs de Jean-Luc Mélenchon ont fondé leur choix sur L’Avenir en Commun, ce qui montre que l’argument du « vote utile » est fallacieux.
Et d’ailleurs, pour qu’un vote devienne utile, il faut déjà que le score attendu soit élevé….
 
Le premier tour donne un excellent résultat à l’écologie populaire. 26,6 % des électeurs ont choisi Jadot ou Mélenchon. C’est la preuve de l’approfondissement de la conscience des problèmes écologiques chez les Français, en plébiscitant les mesures concernant la planification écologique.
Enfin, le premier tour donne un score de 25,7 % aux candidats de la gauche de rupture (NPA, PCF, LO, Union Populaire). Le résultat n’était que de 9 % en 2007, il a presque triplé.
 
Malgré tous les efforts des média pour discréditer Jean-Luc Mélenchon depuis 2012, malgré des sondages qui le donnaient 5 % au dessous de son résultats réel, les Français ont montré lors du premier tour de l’élection présidentielles une volonté de rompre avec la société néo-libérale qui les broie.
 
On n’était pas loin d’y arriver, et un autre monde est toujours possible . En envoyant à l’Assemblée 289 députés de l’Union Populaire lors des élections législatives, nous aurons la majorité, nous aurons le premier ministre, et nous ferons appliquer les mesures de l’Avenir en Commun.
 
Rendez-vous les 12 et 19 juin !